orphelins de l'Éden

10.15.2013

théâtre de la vie

Le retour au onzième m'insuffle une énergie certaine.  J'interagis, je converse, je dissipe la grisaille des coeurs.  En bonne chasseresse de nuages.  Car le bonheur pour tous et chacun, il y a longtemps déjà que je me le suis donnée pour mission au quotidien.  Semer des petites joies pour mieux récolter des sourires.  Et ça fonctionne.

Tiens, cet après-midi par exemple.  Je réussis à encourager une collègue pleine d'engagement professionnel à son habituel, mais dépassée aujourd'hui par la lourdeur de la bureaucratie qui ralentisse sa productivité.  Du courage chère Sz., ta fougue n'est pas vaine, je te le garantis.  Sourire et bonheur.  Beaucoup plus belle qu'elle devient tout d'un coup.

Et puis, en matinée, j'offre une tablette de chocolat à une autre, achetée pour faire ma part auprès d'un autre qui en vend pour une levée de fonds, au nom de son fils, écolier.  Sourire et bonheur, fois deux.

Quelque part en mi-journée, je complimente un quinquagénaire au coeur bon en lui disant qu'il a bon coeur justement, en parlant du bien-être d'une autre collègue, pour qui il s'inquiète.  Sourire et bonheur.  Là encore.

Comme ça, à journée longue.  Parce que c'est tellement plus agréable de se croiser ainsi, entre ces murs beiges et anonymes.  Le décor s'anime à même la qualité de nos échanges.  À nous de monter en scène.