orphelins de l'Éden

11.10.2009

parmi tant d'autres

Qu'est-ce que tout semble flou côté temps qui s'écoule. Moi qui ne porte pas de bracelet-montre depuis plus de dix ans, je n'ai plus que comme points de repères les couinements de Bo. qui m'indiquent qu'il s'éveille et que je dois tendre le sein. Après avoir écrit à propos des sessions qui s'éternisent, deux nuits plus difficiles ont suivi. Monsieur buvait beaucoup et longtemps. Je croîs donc je bois. Sans doute une poussée de croissance et aujourd'hui, à la pesée du CLSC, nous avons pu constater que tu avais pris plus de poids que la moyenne de 20 grammes par jour. Toi, le sumo, tu en as pris 32.

Et puis, ton nombril est tombé hier. Tu as un beau petit bouton creux au milieu de ton ventre rond.

Lorsque nous te donnons ton bain aux quelques jours, tu tiens les deux bords du transat sur lequel tu es déposé avec tes mains aux longs doigts et tu te laisses bercer par la chaleur de l'eau et les ondes que nous provoquons en te savonnant. Tes jambes dépliées flottent, ton regard traduit toute la détente qui t'apaise. Moment de sensations agréables.

Je te surnomme Papichu. Ça m'est venu comme ça, il y a deux jours je crois. Mes soeurs m'avaient bien averti que ces petits mots d'amour pour nos enfants survenaient d'eux-mêmes.

Je me frotte les yeux. Il n'est que 20 h 08. Allez hop. Ça continue. Pour la vie.

11.07.2009

mon chêne

Réveillés à 8 h 40 ce matin pour une nouvelle tétée, M. et moi discutons de comment je vis ça jusqu'à maintenant de devoir veiller nuit et jour sur mon petit. Je lui dis que je comprends les femmes qui font un post-partum et j'ajoute que selon moi, ça a beaucoup à voir avec cet isolement qui se crée lors des sessions d'allaitement. Bien qu'on puisse cajoler avec nos mots et nos mains notre poupon au sein, il y a aussi de longues périodes de silence qui nous ramènent à nos pensées et si nous n'avons pas l'habitude de ce lieu de solitude ultime, l'angoisse de son retour inexorable à la prochaine soif peut s'installer. Il ne faut pas avoir peur d'être avec soi-même et ce, pour des semaines et des semaines, voire des mois, jusqu'à ce que notre petit développe de plus en plus ses moyens de communication.

Dans mon cas, j'avoue que les creux de la nuit et de l'après-midi sont plus difficiles à cause de la fatigue surtout, mais je tiens bon. Quand ça s'éternise, je me rappelle aussitôt à quel point cet être blotti contre moi est désiré et extraordinaire. Je le chatouille de mon amour et il me répond en serrant les lèvres goulûment et confirme son état de satisfaction par une bonne déglutition.

Mais il y a aussi un autre facteur extrêmement aidant dans toute cette aventure et c'est justement le support de mon amoureux. Parce qu'en plus de faire plus que sa part dans la maisonnée, il me dit que je suis belle, qu'il m'aime et m'encourage dans mon nouveau rôle. Il me fait sentir femme et mère à la fois, avec beaucoup de délicatesse et de douceur. Je remercie le ciel d'avoir enfanté par M. Je ne pouvais espérer meilleur partenaire ni meilleur père.

11.04.2009

pianissimo

Au paradis, Bo. se la coule douce et nous auprès de lui. Je crois que le calme du nid nous aide tous à bien vivre ces moments importants.

Le jour, nous vivons dans le salon où je donne le sein, et la pièce orange où coco se repose entre deux boires dans son moïse placé sous la fenêtre ou collé sur son papa grâce à l'écharpe. Tant que la cicatrisation de ma plaie ne sera pas complétée, je ne pourrai pas nouer mon fils à moi. Alors je profite de sa proximité quand sa bouche cherche ma poitrine, instants tendres qui ramassent son corps tout près du mien.

La nuit, tout se passe dans notre îlet, à part le changement de couches, la stérilisation des téterelles et ma nouvelle collation nocturne. Sinon, Bo. dort près de nous, bien emmitouflé entre nos têtes ou en grenouille sur son papa. Le co-dodo se passe à merveille jusqu'à maintenant. Instinctivement, je perçois son changement de respiration dans mon sommeil et je m'éveille en même temps que lui. Pendant qu'il s'étire et qu'il bâille pour secouer sa torpeur, je me prépare à l'accueillir pour le nourrir. M. s'occupe ensuite de lui changer ses fesses souillées et nous repartons pour un nouveau bloc de deux à trois heures de sommeil.

Le bien-être de Bo. est le principal élément dans la routine quotidienne. Vient ensuite la détente de l'atmosphère par la musique soft - M. vient tout juste de faire l'acquisition d'un disque parfait: Two Suns de Bat for Lashes -, la douceur de la luminosité de novembre, l'entraide au sein de notre couple et la préparation des repas. Depuis notre retour, et même pendant nos jours à l'hôpital, nous avons toujours préparé nos repas, à deux exceptions où notre voisine Algérienne nous a offert, pour nous soulager un peu, des repas dignes de la royauté, passés par-dessus la clôture arrière. Un geste d'une générosité authentique intrinsèque à sa culture de partage.

Garçon nous guide plus qu'autre chose. Nous suivons son rythme, avec respect. La formule semble bonne.

11.02.2009

fortissimo

Monsieur pesait 8.1 livres à sa sortie de la matrice à 19 h 32 précises et mesurait 21 1/4 pouces. Voilà pour tous ceux qui me prédisaient un petit bébé en regardant ma bedaine. Pas gros, mais long, oui. Un poids en extension.

Ses cheveux, ils étaient ondulés, collés sur sa tête par le mélange de vernix et de liquide amniotique séché. Son nez aux narines ailées, pareil à celui de son papa. D'ailleurs, plus nous le découvrions en le scrutant avec fascination, plus j'avais la confirmation que mon intuition avait été bonne: bébé Bo. est la version miniature de M., jusqu'aux sillons sous les yeux que j'ai remarqués lorsque mon fils est venu s'installer à mon sein.

Notre séjour à l'hôpital aura duré quatre jours et demi, du dimanche matin au jeudi midi. Après l'intervention chirurgicale rondement bouclée, nous nous sommes retrouvés tous les trois dans la chambre privée 305, notre bulle d'intimité pour les premiers jours de ces instants fondamentaux. Seul le flot constant du personnel médical et des préposés nous rappelait au monde extérieur. Et quel flot.

Pendant les premières heures suivant la césarienne et la naissance assistée de Bo., les signes vitaux venaient être consignés à tous les quarts d'heure, pour ensuite passer au demi-heure, puis aux heures et finalement, aux quatre heures.

Dès que je me retrouvai réunie avec mon fils, je demandai de l'aide pour débuter à l'allaiter. C'était le début de plusieurs tentatives, opérées par autant d'infirmières, pour le mettre au sein. Mes mamelons étant paresseux, ils ne stimulent pas assez son palais et Bo. n'a donc pas le réflexe de succion pour s'y accrocher tout à fait, réflexe qu'il a de très bon pourtant quand vient le temps d'aspirer un auriculaire. Mes seins ont tellement été pétris, triturés, malaxés, même pincés, qu'ils se sont couverts d'hématomes en peu de temps. Les premiers boires ont donc été le résultat de l'extraction de colostrum, une précieuse goutte à la fois recueillie au creux d'une petite cuillère en plastique que nous glissions ensuite entre les lèvres de Bo. Quand au bout de quelques sessions pénibles une infirmière a décidé d'aller chercher une téterelle, il a agrippé l'embout de silicone placé sur la pointe de mon sein avec appétit et c'était le début de ses sessions de sustentation.

Mais par la suite, à chaque nouveau quart de travail du personnel infirmier - minuit à 8 h, 8 h à 16 h, 16 h à minuit -, une nouvelle opinion entrait dans notre chambre. La téterelle? Mais pourquoi? Avez-vous essayé sans? Laissez-moi tenter avec vous. Pourtant, toujours, il leur fallait admettre que pour l'instant, Bo. a besoin de cette "béquille".

Mais au final, on s'en fout. C'est que M. et moi avons décrété pour garder le moral face à cette cohorte négative, incluant la pédiatre qui nous a fait rester une nuit de plus à l'hôpital entre autres pour cette raison. On s'en fout parce que Bo. boit bien, prend du poids et évacue en urines et en selles, signes indéniables. Heureusement aussi, ma soeur G., ma marraine d'allaitement, m'a donné un coup de main éclair, mais salvateur lors de sa visite du lundi soir, et en deux temps, trois mouvements, Bo. a pu se régaler sans plus ressentir toute ma maladresse.

Quand nous avons pu quitter jeudi midi, c'est avec un soulagement immense que nous avons intégré Jasmine la Fit en nouvelle équipée. Le moteur activé a réveillé la carcasse sur roues et dans l'habitacle, Sigur Ròs a commencé à nous bercer tous les trois. Papa avait choisi tout particulièrement l'ambiance sonore pour son fils. À peine en marche, installée sur la banquette près de Bo., je suis éclatée en sanglots gros comme des moutons sur une mer battue par l'ouragan le plus impressionnant. M. a croisé mon regard dans le rétroviseur et l'émotion l'a aussi totalement secouée. Nous avons pleuré jusqu'au paradis et encore en passant la porte. Quel moment fort. Celui qui ramenait notre nouvelle vie pour de bon à la maison.

11.01.2009

tsunami

Une semaine. Notre garçon vit à l'air libre depuis sept jours. Il est né par césarienne, mais nous avons tout de même eu la surprise de l'expérience des eaux crevées.

Tout a débuté dimanche matin dernier, le 25 octobre donc. Comme lors du test de grossesse maison que j'avais fait à 4 h du matin le 1er mars dernier et qui avait annoncé la venue d'un petit être, enfin, ce qui avait changer nos vies, c'est installée sur le bol de toilette que j'ai commencé cette journée qui allait changer pour de vrai-vrai nos vies à tout jamais, avec toi dans nos bras cette fois. Notre ange matérialisé au bout de sa gestation. Véritable miracle, bouleversant complètement nos perceptions même de l'existence en nous démontrant toute la force de la création qui se perpétue aussi parfaitement.

Plouc, plouc, plouc. C'est le bruit que ça faisait après avoir fini mon pipi du matin. Incapable de fermer la valve tout à fait, je suspectai l'incontinence dont certaines femmes enceintes souffrent vers la fin de leur grossesse. C'est M. qui suggéra plutôt que c'était peut-être du liquide amniotique. Percevant une vague teinte rosée, je décidai de contacter le département de maternité de l'hôpital en leur expliquant le coup du compte-gouttes. L'infirmière de garde me proposa de venir pour en avoir le coeur net. Si les eaux étaient crevées, c'était vraiment une mini fissure à ce moment-là.

D'ailleurs, rendus sur le lit d'observation, nous étions prêts à rentrer à la maison après que cette même infirmière ait décrété, après avoir effectué un genre de test PH, qu'il n'y avait nulle trace de liquide amniotique dans mon vagin. Déçus, nous attendions que le médecin de garde, Dr. Ct., celui qui nous avait suivi pour infertilité, vienne confirmer le constat qui nous renverrait au paradis bredouille. Il s'avéra que le spéculum du cher docteur, aidé sans doute par la palpation de mon col par l'infirmière au préalable, acheva le travail timidement entamé par la nature. Mes eaux ont dès lors coulé d'un flot tout chaud et voilà que j'éclatai en sanglots, chavirée par cette requête à Dieu, dès cet instant exaucée, de pouvoir vivre le rush de la surprise.

Je crois que bien peu de femmes souhaitent sentir le travail s'installer en contractions comme je l'ai fait de 9 h à 18 h 45 ce jour-là. Parce que mes eaux ont crevé, mais que l'échographie a révélé que bébé Bo. était placé en siège complet et que le médecin accepta d'attendre que le travail débute pour voir si Bo. se déplacerai en déployant ses jambes, ce qui rendrai la délivrance par voie naturelle moins dangeureuse, tout en m'interdisant de me déplacer à part pour me rendre à la salle de bain, pour ne pas trop forcer la venue du travail. D'ailleurs, il ne voulut pas induire le travail avec de l'ocytocine artificielle; ses mots exacts: "La nature fait bien les choses. S'il doit naître par le siège, le travail débutera de lui-même." Mais pendant toutes ces heures installée et désireuse d'accueillir la douleur des contractions, la nature décida qu'il me fallait plutôt me rendre au bloc opératoire.

Étrange comme parfois mes mots prédisent mon futur. Toute la description de la procédure décrite dans mon message antérieure, je devais la recevoir mardi le 27 octobre, mais pour cause de conflit d'horaire avec un autre rendez-vous à la clinique, j'avais accepté d'aller à cette rencontre préopératoire le vendredi en matinée plutôt, juste avant un dîner avec mon amie-collègue Cht., qui d'ailleurs eu la gentillesse de venir me cueillir à l'établissement de santé.

Alors, dimanche dernier, je savais exactement ce que je vivrais, à part que finalement, c'est la rachidienne que l'anesthésiste me suggéra fortement pour vivre mon expérience. Aiguille moins grosse, nul besoin de la laisser installée au dos pendant l'intervention, effet plus certain et évacuant mon système plus en douceur. Je vous épargne ma peur quand l'intervention débuta, cette particulière sensation d'être ouverte et fouillée, mais indolore. Et finalement, très rapidement en fait, l'anesthésiste clamant pareille qu'une confidence: "Ça y est, on voit les pieds. Vous ressentirez une pression sur votre abdomen. C'est qu'ils le sortent."

Et puis, ton premier tout petit son émis nous annonçant officiellement ta liberté hors utérine. Ton papa et moi s'échangeant un regard d'anticipation certaine à l'idée hallucinante d'apercevoir tes traits après toute cette aventure, ultime récompense, ultime départ.

Quand l'inhalothérapeute et l'anesthésiste eurent terminés leur inspection de toi déposé dans un incubateur, ils t'apportèrent à ton papa et nous eûmes l'honneur de ton regard de vieille âme dans un corps tout neuf. En larmes et soulagés, plus rien nous importa à part toi.

10.24.2009

moment de grâce

Rencontre pré-opératoire hier avec une infirmière qui a reconnu mon prénom de la télésérie Les gens de Mogador, dont il me faudra bien un jour lire le récit version papier qui a été porté à l'écran. Installées dans son bureau, nous avons échangé au sujet de la dé-responsabilisation de monsieur-madame-tout-le-monde face à leur santé. Elle m'a expliqué que de son point de vue, c'est lorsque l'état a remis une carte d'assurance maladie à chaque citoyen en lui annonçant qu'à partir de ce jour, il pouvait se fier sur le système de santé pour être soigné, que ce même citoyen a cru qu'il n'avait plus à préserver son bien le plus précieux puisque de toute manière, il serait pris en charge si sa machine venait à faire défaut à un moment ou à un autre. Parce qu'elle et moi, nous étions d'accord pour dire que le corps est tout simplement la plus belle machine qui soit, la plus parfaite, la plus fascinante.

À part cette conversation énergisante, il a été question bien sûr du déroulement de la césarienne. Pas de body piercing permis sur la table d'opération, se raser le pubis "les cuisses fermées", être à jeun depuis minuit la veille, me rendre au département "chirurgie d'un jour" à l'une des trois heures - 6 h 30, 7 h 30 ou 10 h - qui me sera assignée par coup de téléphone quelques jours avant le jour J, prendre une douche la veille ou le matin même pour être bien propre. Sans blague. Arrivée là, on m'installera une sonde urinaire avant d'être anesthésiée localement soit par moyen de péridurale ou de rachianesthésie, dont je n'avais jamais entendue parler. L'infirmière m'a recommandé la seconde en me vantant son effet plus durable - 18 heures en moyenne, contre six pour la péridurale - et donc nécessitant moins d'anti-inflammatoires pour calmer la douleur. Et l'effet sur bébé Bo. que j'allaiterai? Apparemment, aucun. Mmm-mmm. Quoi qu'il en soit, je pourrai en parler avec l'anesthésiste et je prendrai alors une décision.

La sonde urinaire ma sera retirée le lendemain de l'opération et il me faudra faire très attention à comment me lever du lit. Interdiction de me lever seule pour la première fois d'ailleurs. Le personnel infirmier devra m'aider en cas de chute de pression si j'ai bien compris.

L'intervention devrait durer en tout et partout une heure. Je serai contrainte sur mon lit d'opération - lire ici que j'aurais les bras attachés aux barreaux de chaque côté pour le soluté et mes signes vitaux -, alors c'est M. qui aura le plaisir d'accueillir Bo. dans ses bras le premier. Ensuite, notre garçon sera amené au département des soins intermédiaires pour sa pesée, sa prise de vitamine K et un nettoyage de son vernix. Je le retrouverai à la chambre où on m'aura stationnée après avoir refermé mes entrailles.

Là, je te donnerai le sein pour la première fois et plus rien au monde ne m'importera à part toi.

10.22.2009

transition

Premier jour de congé de maternité où je n'ai pas de rencontre ou de plan précis. J'avoue que je tourne un peu en rond dans le paradis. Levée tôt avec M., j'ai lu après son départ. Ensuite, je me suis remise à mon manuscrit laissé en plan depuis le début de ma grossesse. J'ai relu l'ensemble de ces mots pondus il y a des mois et puis, comme je fonctionne pour la plupart de mes écrits, j'ai poursuivi sur la lancée de cette quinzaine de pages, inspirée par mon état d'esprit de l'instant. Étonnamment, une nouvelle page est née assez facilement. Peut-être qu'après tout, ce moment de pause professionnelle me permettra de me replonger davantage dans ma créativité.

J'attends.

Puisque je prie lorsque la prière naît, je dis à Dieu que j'accepte qu'il sache quand l'événement de l'accouchement aura lieu et que je fais confiance à ce qui nous est tout particulièrement destiné. J'en profite aussi alors pour lui glisser des demandes comme par exemple de nous offrir la possibilité d'un accouchement naturel, par voie basse, de nous entourer d'une équipe médicale compétente et enveloppante, de veiller à notre santé. Aujourd'hui, j'ai ajouté que j'aimerais bien que bébé Bo. prenne mon sein avec facilité et que l'allaitement se fasse sans inconfort, ni pour lui ni pour moi. D'ailleurs, mon feeling me dit que tout ira comme sur des roulettes de ce côté-là puisque vraiment, je n'ai aucune appréhension.

Je me repose.

Je prends Nougat le gros chat sous mon bras et je m'étends pour voguer au pays des songes. Ensemble, nous formons cette boule de chaleur sur l'îlet sous la couette et puis, j'ouvre les yeux une heure et demie plus tard, prête à poursuivre sur le mode détente.

Je mange bien.

Mon appétit mène mon estomac et dépendant de l'heure, je croque dans un fruit, quelques olives séchées au soleil, un morceau de chocolat noir, je dîne, ou je bois ma tisane de feuilles de framboisier pour à la fois m'hydrater et combler un petit creux. Il paraît que lorsque j'allaiterai, je deviendrai vorace, devant aller chercher entre 600 et 1 000 calories de plus par jour, ce qui est énorme. Encore une fois, je laisserai mon appétit mener. Jusqu'à maintenant, il m'a prévenue de symptômes inconfortables comme des nausées et des brûlures d'estomac, tout en assurant la prise de poids adéquate de bébé Bo.

Je profite du calme.

Bientôt, je t'aurai pour m'accompagner dans tous ses menus plaisirs, à la différence que l'attente se sera transformée en découverte permanente, stimulation ultime.