orphelins de l'Éden

9.18.2006

tu m'attendais

Je bous.
J'en veux à ces différences, à ces fossés qui nous séparent.
Toujours seul.
Même en amour.
Toujours notre perception parfois remise en question
nos valeurs qui se heurtent
divergence qui salope la communication
puis vient le terrain d'entente parce qu'il faut bien se rallier à un point
se dire que la vie à deux c'est mettre de l'eau dans son vin.
Pourquoi sommes-nous capable d'osmose en même temps de trou noir.
Tout à l'heure, j'ai eu l'impression d'un étranger qui t'a possédé
tu m'as parlé avec un tel dégoût l'air de dire "je veux te faire mal" et tu as réussi
parce que j'ai blessé ton amour-propre,
tu as salopé le mien
victoire de quoi à la fin?
J'ai dévalé l'escalier
Je voulais fuir ma maison, mon nid
parce que tu n'y étais plus.
Il faudra nous réconcilier
je ne veux pas être assise ici, sur ce trottoir, dans la pénombre,
je veux être pelotonnée avec toi
mais voilà, nous nous sommes disputés

pour une connerie

qui était importante pour moi
qui était invisible pour toi
Après l'indident, il y avait Tout le monde en parle.
Loin de moi, tu cuvais ta bouderie.
J'ai tenté de mettre en mots un plan de désamorcement, mais en vain.
Tu as fait apparaître cet autre qui t'habite,
celui qui sort quand tu es blessé et colérique.
Je te parlais calmement, tu m'as taillardée avec la froideur du détachement feint.
Tu as voulu que je dise "pardon".
Je l'avais déjà fait
tu n'as tout simplement pas entendu.
Je rentre.
J'espère que tu m'attends.

Tu m'attendais. Tu t'es excusé.
Étendus dans le lit, face à face de tout notre long, nous avons discuté de ce qui venait de nous ébranler. Parce que parfois ça arrive, il faut s'outiller de communication, savoir revenir sur le moment culminant, pouvoir l'expliquer avec des mots. Tu m'as dit "j'étais en colère, en colère contre moi". Je t'ai dis: "J'ai eu mal". J'ai repensé à toi venu me chercher samedi soir, parce que je travaillais jusqu'à 1 h du matin. Tu t'es installé sur la banquette arrière dans la voiture, à l'abri de la fraîche, emmitouflé dans une couverture, les jambes allongées sur le banc de devant renversé, avantage de la Fit, notre Jasmine. Tu écoutais God Speed You Black Emperor avec ta tuque en polar, achetée à un concert de la St-Jean au Spectrum, création des Loco Locass en forme de fleur de lys, calée sur ta tête de garçon endormi. Derrière la buée de la vitre, tu étais beau. Comme hier soir, face à face de tout notre long. Je me suis tournée et tu m'as collée serrée. Osmose et trou noir, finalement, c'est le battement de l'univers.

1 Comments:

At 6:41 p.m., Anonymous Anonyme said...

Je suis contente que tout soit arrangé. bisou A.

 

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