orphelins de l'Éden

8.16.2009

immaculée

Presque terminé. Ce touch-up de la salle de bain qui s'est étiré sur une dizaine de jours s'est conclu sur l'heure du dîner. Ne nous reste plus qu'à mettre la main sur LE rideau de douche parfait et a accroché un cadre au mur éventuellement.

Finalement, la fibre de banane n'a pas survécu à la nuit qui a porté conseil. Devant le présentoir des spectres possibles, M. a décrété - après avoir constaté que son sel breton ne l'emporterait pas, pas plus que mon farine de riz d'ailleurs - que nous devrions y aller pour du blanc un point c'est tout. Du blanc comme dans les lofts qu'ils vendent la palette dans tout le grand Montréal qu'il n'a pas cessé de répéter. Le problème, c'est que le bain coquille est beige, le comptoir de la console vanité est rouge-vin orangé et les armoires, la toilette et les appareils ménagers blancs, sans parler de la nouvelle table à langer en pin recouverte d'un vernis clair. Donc blanc cru pour lier tous ses éléments et vous savez quoi, mon chéri a visé juste. Notre salle de bain sera une pièce épurée.

Heureusement, nous avons transformé le paradis en frigo pour nous isoler de cette canicule qui aurait rendu l'effort de tous ces coups de pinceaux pire que de pénétrer dans un bain sauna en habit d'hiver. Notre air climatisé n'aura jamais fonctionné autant depuis que nous sommes installés dans notre nid. Avec les rideaux baissés et les stores tirés, ça fait quatre jours que j'ai l'impression de vivre dans une hutte coupée du monde. C'est comme si la saison donnait son plein gaz condensé histoire de nous brûler les cellules de mémoire qui auraient sinon gardé un mauvais souvenir de toute cette flotte frisquette de juin et juillet.

Nouveau symptôme de femme enceinte: pieds enflés. J'ai remarqué leur gonflement la semaine dernière. Vendredi soir, en quittant la demeure de ma soeur G. où toute la famille s'était réunie une dernière fois avant le départ de ma soeur B. et de ses enfants mardi prochain, ils étaient si boursouflés que j'ai peiné à enfiler ma sandale droite. Mais l'enflure n'est pas si grave vraiment. Aujourd'hui, si je regarde mes petons, je vois les veines qui courent dessus. Je dois éviter de rester debout trop longtemps et essayer de relever mes jambes lorsque je suis assise ou couchée. C'est tout. Côté sel, ce n'est pas un problème puisque nous n'en abusons pas dans la cuisine où nous préparons tous nos petits plats à partir des ingrédients bruts.

Il me reste une semaine de vacances. En fait, il faut plutôt dire une semaine où je n'ai pas besoin de suivre le rythme métro-boulot-dodo. Pendant la semaine qui vient de passer je n'ai eu qu'à me rendre en ville qu'une seule fois et Dieu sait que j'ai senti mes pulsations cardiaques augmenter aussitôt descendue de l'autobus. Au milieu de cette fourmilière qu'est le centre-ville, je suis devenue un humanoïde propulsé par l'adrénaline. Je réalise que l'atmosphère pépère de St-Hubert-on-the-beach a plongé ses racines dans moi qui fût si longtemps une fleur de bitume. À mon retour de cette excursion urbaine, j'ai drôlement relaxé en mettant le pied sur le trottoir de mon quartier résidentiel. Adaptation de mon environnement banlieusard complétée. La petite fille de la campagne a repris un peu le dessus sur la jeune femme citadine. Peu importe, je sais que je serai toujours celle qui trouve sa paix là où elle la porte.

1 Comments:

At 4:02 p.m., Blogger Joanna said...

moi j'ai tjrs adoré mettre mes jambes à angle droit contre le mur. je suis couchée au sol et mes jambes sont sur le mur. après que tout le sang soit descendu on se sent hyper léger!
bisous
Jo

 

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