orphelins de l'Éden

3.09.2008

vos mots sont mes feux de Bengale

Je m'installe devant l'écran pour venir laisser une autre trace du cours de ma vie sur la trame de l'internet, ce réseau aux mille et une tentacules qui s'étend dans tous les coins du monde. Ici, sur ma page personnelle, louée gratos à Blogger, je piste mon existence. Le temps passe et je constate que les petits détails qui m'ont touchée auraient été oubliés si je ne les avais pas consignés là, dans cette case virtuelle qui appartient à cette part de moi qui trouve toujours quelque truc à raconter.

Comme ce souper magnifique que M. et moi avons partagé ce soir, un autre, encore, dans une complicité de cuistots qui s'harmonise de plus en plus. Monsieur et madame ont préparé des rouleaux de printemps - vous savez cette saison qui est supposée se pointer le nez d'ici deux semaines - pour la première fois. C'est vendredi dernier que l'idée m'est venue d'enfin nous lancer dans l'aventure des feuilles de riz à farcir d'une foule de bonnes choses croquantes et rafraîchissantes. Je suis rentrée pour la première fois dans l'épicerie asiatique Kim Phat. Dans cette succursale de Brossard, j'ai apostrophé poliment un commis pour lui demander son avis sur les ingrédients à utiliser pour fabriquer mes rouleaux. Il m'a conseillé la sorte de vermicelles de riz (la plus épaisse) et m'a guidée jusqu'à l'allée des feuilles de riz. Je suis restée devant l'étalage aux nombreux formats un bon moment avant de commencer à y voir clair. J'ai finalement opté pour des feuilles au diamètre moyen. Là-bas, j'ai aussi trouvé des champignons enoki - ingrédient qui m'a été inspiré par les sushis de Tri Du - dans les bacs de légume et du plantain pour servir en accompagnement. Arrivée à la caisse, j'ai aperçu les magnifiques mangues Atulfo, les jaunes, mes préférées, dans des boîtes montées à l'entrée. J'en ai découpé une belle en quartiers pour notre dessert qui a suivi nos oeuvres d'art.

Parce qu'il faut bien parler d'oeuvres d'art. D'ailleurs, lorsque tous les ingrédients qui pouvaient servir à bourrer les ventres transparents de nos rouleaux ont été apprêtés, j'ai bien failli sortir mon appareil pour saisir toute cette gastronomie asiatique: jeunes pousses de pois mange-tout, vermicelles réhydratées par une eau bouillante, champignons enoki, carotte râpée, coriandre fraîche, oignon vert émincé, bébés épinards, noix de cajou moulues, lanière de tofu mariné au tamari et à l'huile d'arachide revenu dans la poêle. Au centre, un bol d'eau fumante nous a permis de plonger nos feuilles de riz à réanimer en les ramollissant qu'il nous a fallu manipuler avec soin pour ne pas les percer. Le truc, c'est de mettre juste un peu de tout. Pendant notre confection, les rondelles de plantain grillaient dans la poêle. Un pur délice.

Mais revenons à cet espace qui me permet de m'exercer, d'aligner les mots si vous préférez. Ici, grâce à vous, je tiens bon. Des commentaires comme ceux que vous m'avez donnés en réaction à mon dernier message, je les mets dans la petite pochette de taille qui enserre mon coeur. Comme ça, quand j'oublie, quand je doute, quand je veux me faire du bien, je tire sur la fermeture éclair et je les retrouve, intacts, ces mots d'encouragement.

Avec vous, tout est possible. Merci.

1 Comments:

At 1:43 p.m., Anonymous Anonyme said...

=)

 

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