orphelins de l'Éden

6.27.2009

moteur de vie

Du temps. Combien précieuses ces heures qui s'écoulent, pour ne pas dire qui déboulent. Surtout une journée où huit heures sont consacrées au boulot, en plus d'une pour le déplacement et d'une autre nécessaire à ma préparation au petit matin. Dix heures déjà. Mais bon, temps pour lire un peu tout de même quelques articles dans le Voir, temps aussi pour venir ici et écrire.

Je comprends de plus en plus ce symptôme social de décrochage. Le burn out. Au travail cette année, deux collègues s'en sont tapé un, sans compter de nombreux autres qui ont quitté pour quelques semaines de maladie. Du temps pour récupérer j'imagine. Du temps pour se préparer à nouveau à suivre le rythme pour quelques années, tout d'un souffle.

Je comprends aussi ceux qui décident tout bonnement de ne pas embarquer dans le train. Ceux qui s'installent sur le bord des rails, peinards, pour faire leur petite affaire, en marge de l'ensemble. Bien sûr, ils ne disposent bien souvent pas du même pécule que les pratiquants du rythme effréné, mais ils acceptent le principal désavantage de leur grand avantage en s'ajustant à une échelle de consommation souvent plus réaliste.

Pour tout dire, après une journée comme aujourd'hui, je me mets au lit assommée d'une fatigue dont je suis fière. Je donne tout ce que je peux à chaque jour qui passe. Quand l'énergie baisse, j'ai compris qu'il me faut ajuster la quantité de briquettes de charbon à jeter dans l'engin pour diminuer la vapeur. Surtout depuis que bébé Bo. m'insuffle le laisser-aller qui me venait beaucoup moins naturellement avant son apparition.

En véritable adepte de la discipline, je comprends que le fruit de mon labeur ne dépend que de moi et de mon entrain à la tâche. Quand je parle de fierté, c'en est d'une empreinte d'humilité. Je suis reconnaissante de posséder toutes les ressources intérieures qui m'aident à me relever les manches et à entreprendre chaque nouveau jour. Je sais que l'amour a beaucoup à voir avec ma capacité à m'adapter aux différentes besognes. Cette paix du coeur libère ma tête et la dispose à se concentrer sur le moment présent. Béni soit l'instant heureux. En lui, je suis au meilleure de ma forme.

1 Comments:

At 5:15 a.m., Anonymous Anonyme said...

Alors ce bebe il a deja un nom! waw!! est ce que c est vraiment Bo ou bien Bo est son nom de code comme tous les noms ds ton blog??? est ce boris??? he he je suis curieuse hein!
oui c'est vrai qu'on est plus fatigue et que notre corps donne tellement a petit etre comme tu l appelles souvent... profites bien de cet ete pr faire le plein de soleil et de bonheur.
OUi je suis 100% d accord avec toi, le choix d une vie plus simple permet de se mettre au bord du chemin et de ne pas embarquer dans le rythme effrene qui peut mener au burn out. je crois que je suis en train de faire ce choix, je me pose des questions par rapport a un changement de carriere, je t en reparlerai.
je ne concois pas la vie comme une course a l argent car il faut se payer toutes sortes de cossins qui vont soit disant nous rendre heureux. et pr se les payer il faut travailer comme des malades, cercle infernal...
je t embrasse
Jo

 

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