orphelins de l'Éden

11.09.2010

fil conducteur

Parfaite petite journée ordinaire qui apporte de véritables perles à relater brièvement.

D'abord, maman m'appelle pour me dire qu'en faisant des recherches sur le nom de mon père, elle est tombé sur un site Internet d'une bibliothèque qui a archivé d'anciennes photographies de gens de ce coin de pays où elle est située. Ainsi, pour la première fois de ma vie, j'ai vu mes arrière-grands-parents paternels aujourd'hui et appris que le père de ma grand-mère portait le même prénom que mon père.

Bon, si je ne vous ai pas perdu quelque part dans cet imbroglio généalogique, je peux poursuivre l'égrainage de mon collier (de perles, il va sans dire).

Pour ce faire, je décide de rebaptiser sous vos yeux mes voisins Ukrainiens devenus amis pour faciliter le démêlage de genre. Alors Ol. l'Ukrainienne devient Oa. et Ol. l'Ukrainien, Oe.

Cela étant fait, poursuivons.

Oe. s'abstentant pour la semaine aux États-Unis pour affaires, je me fais un devoir d'aller rendre visite à Oa. qui ne verrait personne d'autre que son petit Mx. sinon durant ses journées. Ainsi, installés tous les quatre - nous deux et nos petits hommes - sur le tapis de sol dans la chambre de Mx., une conversation débutant avec Oa. qui s'informe de la grossesse avancée de ma soeur G. se termine avec des questions sans réponse à propos de la vasectomie.

Voyez-vous, Oa. qui a complété une formation d'infirmière dans son pays doit en refaire une ici si elle veut pouvoir gagner sa vie avec ce métier. Elle a donc eu quelques cours de biologie et elle me raconte qu'un jour, un de ses professeurs leur a expliqué la procédure de cette méthode de stérilisation masculine, mais qu'il n'a pas répondu à certaines de ses questions, qu'elle n'a en fait jamais formulées, trop timide de prendre la parole dans une langue qu'elle ne maîtrise pas assez bien à son goût.

Oa. est une femme brillante. Le genre de personne qui s'intéresse vraiment et dont la matière grise bouillonne à force d'éclairs produits par ses neurones.

Ses questions pleines de bon sens:

A - Est-ce qu'un homme qui a subi une vasectomie éjacule encore?

Dans le même ordre d'idée, A2 donc -

L'homme qui n'éjacule plus peut-il encore ressentir du plaisir?

Toujours à propos de la mécanique masculine une fois l'intervention faite:

B - Si les testicules ne se vident plus, comment est-ce que l'hypophyse arrive à bien transmettre les signaux hormonaux?

De retour au paradis, un peu de recherches sur Internet me permet d'apprendre que le sperme représente environ seulement 2 à 3% du liquide qui constitue l'éjaculation et que ce sont les canaux déférents qui sont bloqués pendant l'opération, pas les vésicules séminales. Ainsi, l'homme peut encore avoir du plaisir puisqu'il éjacule toujours et les hormones continuent à faire leur travail de transmission compte tenu que la production de sperme se poursuit dans un équilibre qui se crée et que les cellules fabriquées meurent, tout simplement.

Définitivement moins niaiseuse en me couchant ce soir.

1 Comments:

At 3:10 p.m., Blogger ClaudeG said...

...mais bien-sûr, tout ça vaut si la partenaire est encline...

Salut,je vous fais...avec tout mon respect

claudegaumond-art.blogspot.com

 

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